jeudi 16 novembre 2017

20 x 2 ou 2 x 20


Aujourd'hui, pour la première fois, je vous propose non pas un avis lecture mais un texte que je viens d'écrire...

Lettre à ma sœur,

40 ans aujourd’hui pour toi et pourtant je suis restée bloquée il y à 20 ans parfois …

Autant de temps là-haut quelque part, qu’ici-bas près de nous…j’imagine que les arguments célestes doivent être plus convaincants sinon tu serais revenue…

Peut-être que de là-haut tu arrives mieux à nous guider et que tes ailes se déploient plus facilement pour accomplir ta mission.

Il faut dire que tu es bien entourée toi aussi et qu’à vous tous vous avez du boulot pour garder nos âmes pures et sereines et surtout nous convaincre que votre amour reste entier, vrai et présent pour que nous puissions continuer notre route.

Alors j’espère qu’aujourd’hui on t’a laissé une journée de repos et préparé une énorme fête surprise pour arroser ton anniv ! On n’a pas tous les jours 40 ans…

Alors en attendant je guette ! J’attrape les signes quand ils se présentent et qu’ainsi ils m’assurent de ta présence et assurent mes pas aussi.

Si tu avais été là, je t’aurais offert des bouquins c’est sûr ! Et puis on en aurait parlé, et puis on aurait surement rigolé, et puis on aurait peut-être eu des larmes, et puis on aurait recommencé à parler et ainsi de suite.

Je t’aurais offert notamment « Quelqu’un à qui parler » le livre qui m’a bouleversé cet été…je m’imaginais à la place du héros et donc à la petite fille de 10 ans que j’étais, qui pouvait encore te prendre dans ses bras…

Ou peut-être que je t’aurais aussi offert « Un funambule sur le sable » car je suis sûr que tu aurais été captivée autant que moi par la beauté de la plume de Gilles Marchand. (T’imagines que je vais le rencontrer pour de vrai bientôt…serait-ce un signe ça aussi ?)

Mais j’aurais tant voulu avoir aussi ton avis sur « Et soudain, la liberté » car je pense que tu aurais eu des choses à dire sur la condition de la femme et sur son émancipation. Tu aurais mélangé tes mots aux miens et ensemble nous aurions pu construire beaucoup !

La liste est longue de ce sur quoi on aurait échangé et je me surprends à imaginer que si tu étais tout près de moi, physiquement, peut-être que j’aurai pris certains risques… alors timidement j’avance, je fais ma petite place dans ce monde dans lequel je me sens bien… Je la vois déjà ma cabane de livres, avec Romane on a même déjà fait les plans de l’intérieur, les passages secrets pour que nos chats puissent s’y cacher, s’y lover et ressortir tous endormis avec ce regard qui parfois me questionne « Chat va aujourd’hui ? »…eux sont là, comme s’ils étaient investis d’une mission secrète, celle de veiller sur ma famille.

Mais il me faut te laisser, à nouveau … ! Pas le choix car de là où je suis mon souffle sur tes bougies ne serait qu’une légère brise que tu ne sentirais surement pas. Je ne suis pas égoïste mais je n’ai pas encore envie de monter te rejoindre pour t’aider à les souffler…sur ce coup il faudra te débrouiller pour trouver une âme charitable…

Je ne voudrais pas abuser de ta journée de repos et d’anniv alors je redescends sur Terre moi aussi pour continuer de croire et espérer que tu es sur mon épaule, toute légère et toute douce pour me souffler cette jolie citation « Tu n’es plus là où tu étais mais tu es partout où je suis »…

 

HAPPY BIRTHDAY Nadège !


Violaine

mercredi 15 novembre 2017

Neverland



Détails :

Auteur : Timothée de Fombelle
Nombre de pages : 128
Editions : L'iconoclaste
Genre : Contemporain


Résumé :
Neverland est l’histoire d’un voyage au pays perdu de l’enfance, celui que nous portons tous en nous. À la fois livre d’aventure et livre-mémoire, il ressuscite nos souvenirs enfouis.

« Je suis parti un matin en chasse de l’enfance. Je ne l’ai dit à personne. J’avais décidé de la capturer entière et vivante. Je voulais la mettre en lumière, la regarder, pouvoir en faire le tour. Je l’avais toujours sentie battre en moi, elle ne m’avait jamais quitté. »



Mon avis :
On est mercredi alors aujourd'hui j'avais envie de vous emmener dans un pays que tout le monde connaît mais dont tous le monde oublie comment on y accède : le pays de l'enfance !

Thimothée de Fombelle nous propose un billet qui ne vous sera pas trop onéreux et vous donnera l'impression d'avoir des ailes...celles que vous aviez étant petits et qui au fil du temps se sont cachées en vous.

Il nous emmène découvrir ce qui a rempli sa vie de jeune garçon. Il vous conte alors les émotions qui l'ont traversé et celles qui ressurgissent quand il y replonge. Si vous fermez les yeux entre chaque chapitre vous pouvez facilement aider vos ailes à se redéployer et ainsi retrouver l'innocence de vos 6 ans.

L'écriture poétique et douce vous fera passer un très bon moment et vous n'aurez pas spécialement envie de revenir dans notre dimension mais vous aurez ce souvenir supplémentaire et une invitation au voyage dès que vous y penserez.

Il ressort beaucoup de tendresse de ce court livre et si vous acceptez de lâcher-prise vous ressentirez tous les bienfaits de ce type de récit.

Timothée de Fombelle nous fait vivre ses souvenirs d'enfants tout en ayant un regard d'adulte et ainsi nous sommes encore plus touchés car finalement il parle à beaucoup d'entre nous. Il essaie aussi de nous transmettre ce qui a été pour lui "LE" moment, celui du passage à l'âge adulte et celui où la réalité nous rattrape parfois notamment lorsque l'on vit de durs instants.

La qualité de l'écriture, des mots et du style fait que vous ressortez avec une furieuse envie, tel Peter Pan, que la nuit vienne vous cueillir et vous emmener au pays de l'enfance.

Si vous aimez que votre imaginaire vous surprenne et vous montre ce qui se cache en vous, lisez cet ouvrage !


Quelques infos sur l'auteur


Timothée de Fombelle est auteur et dramaturge. Il a également été professeur de lettres, dans une autre vie...

Il se passionne très tôt pour le théâtre et l'écriture et âgé 17 ans, il monte une troupe de théâtre pour laquelle il écrit et met en scène. Sa pièce "Le phare", écrite l'année suivante, est traduite et jouée en Russie, Lituanie, Pologne et au Canada et reçoit le prix du Souffleur en 2002. Depuis, il n’a cessé d’écrire pour le théâtre. Son texte Je danse toujours (Actes Sud) a été lu à l’ouverture du festival d’Avignon, en 2002.

"Tobie Lolness", son premier roman, paru en 2006, rencontre un succès mondial. Il est traduit en 28 langues, il reçoit une vingtaine de prix français (Le prix St Exupéry, Tam Tam, Sorcières...) et internationaux parmi lesquels le prix anglais Marsh Award, le prix italien Andersen. Les droits d'adaptation au cinéma ont été acquis par Amber Entertainment (Grande-Bretagne, États-Unis). Il reçoit de nombreux prix pour ses livres notamment en 2014 le prix pépites du salon du livre de Montreuil pour "Le Livre de Perle".

mardi 14 novembre 2017

Ces rêves qu'on piétine


Détails :

Auteur : Sébastien Spitzer
Nombre de pages : 308
Editions : de l'Observatoire
Genre : Contemporain


Résumé :
Allemagne, avril 1945. Les parcours croisés de Magda Goebbels, femme la plus puissante du IIIe Reich, et d'Ava, trois ans, enfant du KZ-Bordell d'Auschwitz. Tandis que les alliés progressent, la première s'enfonce dans l'abîme de la folie nazie et la seconde, miraculée de l'horreur, tente d'échapper à son destin. Premier roman.



Mon avis :
Ce premier roman me tentait terriblement...Comment un auteur a pu mettre des mots sur deux personnages féminins particulièrement opposées.

Opposées à tous niveaux : âge, mentalité, physique, vie, quotidien.

Martha Goebbels est une femme dure et froide qui sera capable de nous démontrer le pire pour espérer réussir sa vie. Elle n'aura qu'une seule ambition dans sa courte vie : servir SA cause.

Ava, quant à elle, espère simplement vivre et d'une manière radicalement différente de ce qu'elle a connu. Se construire pendant la guerre est une dure tâche à accomplir, tout le monde n'en a pas la force et la possibilité. Ava fera de son quotidien un destin unique, admirable et puissant.

C'est aussi une écriture originale, fine et précise que l'auteur Sébastien Spitzer nous livre. J'ai trouvé son ouvrage magnifique à plusieurs reprises. Dans un premier temps, la couverture. Elle laisse présager le meilleur mais une part d'ombre subsiste, est-ce celle-ci que l'auteur veut absolument nous montrer ou arrivera t'il aussi à tirer le meilleur de cette période historique ?

Les mots également sont remplis d'empathie à l'endroit de certaines personnes et restent à distance pour d'autres. Je trouve le ton très juste et sain. L'objectif n'est pas de nous faire plier dans un camp ou l'autre mais plutôt de nous montrer un pan de cette mauvaise période sous un angle nouveau. Pari réussi pour ma part !

Je suis très curieuse et intéressée par la Seconde guerre mondiale, ce qui s'y est passé, ce qui en découle, les conséquences visibles, invisibles. Mais jamais je ne m'étais encore intéressée à Martha Goebbels. Et pourtant il y a matière à creuser le sujet ...

Je suis ravie d'avoir découvert ce premier roman car il se lit vite, il est très bien construit et très bien documenté également. Je l'ai lu comme un roman avec la dimension historique qui en fait pour moi un excellent livre.

Nous avons toujours besoin de comprendre certaines choses et ce que l'auteur nous décrit dans ce roman est monstrueux par moments et puis il y cache également des notions d'espoir, d'amour, de vie finalement.

Je ne suis pas ressortie abasourdie par des révélations mais j'ai bien mieux compris ce qui s'est tramé aussi en arrière-plan et je trouve ça formidable d'avoir amené le lecteur dans les fins-fonds de la lâcheté humaine. Cet ouvrage participe pour moi au devoir de mémoire !

N'oublions pas de quoi est capable l'être humain et ne laissons pas nos yeux se fermer ! 

Je remercie Price minister de m'avoir permis de découvrir ce livre et d'avoir participé aux matchs de la rentrée littéraire ! Cet ouvrage fait aussi partie de la sélection des 68 premières fois.





Quelques infos sur l'auteur




Biographie :

Sébastien Spitzer est journaliste et écrivain.

Journaliste free-lance pour TF1, M6 ou Rolling Stone, il a réalisé plusieurs enquêtes sur le Moyen-Orient, l'Afrique et les États-Unis.

Il est l'auteur de "Ennemis intimes, les Bush, le Brut et Téhéran" en 2006 aux éditions Privé.

"Ces rêves qu’on piétine" (2017), son premier roman, met en lumière les ombres de Magda Goebbels et de ceux qui tentent de survivre à l’enfer.

Twitter : https://twitter.com/spitzerseb?lang=fr



jeudi 9 novembre 2017

Entre deux mondes


Détails :

Auteur : Olivier Norek
Nombre de pages : 415
Editions : Michel Lafon
Genre : Thriller / documentaire / coup de poing /


Résumé :
Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l'attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu'il découvre, en revanche, c'est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n'ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d'intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il est flic, et que face à l'espoir qui s'amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu'elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d'ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.



Mon avis :

Bon bon bon, mettons les choses dans l'ordre !

Présentation de l'auteur : pas besoin, Olivier Norek n'est plus un petit nouveau dans la littérature française...

Présentation de l'éditeur : pas besoin non plus, Michel Lafon n'a pas besoin de mes services pour être connu...

Avis sur le roman : BINGO, là je peux intervenir...

Entre deux mondes c'est un livre qui cache drôlement bien son jeu...

Commençons par le début : Michel Lafon m'agace...oui, je trouve que c'est cette propension à vous appâter en douceur avec une couverture tellement agréable au toucher qu'on se laisse charmer sans se rendre compte c'est vraiment trop injuste ;)  (tiens ça me rappelle mon chat Calimero mais c'était surtout histoire de glisser que Norek n'a cette fois pas utilisé de chat dans son livre).

Une fois le livre ouvert le plus dur sera de le refermer. Vous savez j'ai mis quelques jours à l'ouvrir...ma grande question était déjà : qu'est-ce que je lirai après Olivier Norek ?

Et puis, au regard de la 4ème de couverture, je ne pouvais pas rester devant à me lamenter sur mon sort qui sera de savoir quoi lire après, il me fallait savoir ce que nous proposait Olivier Norek sur un sujet aussi épineux, délicat et sensible dans notre pays que cette "jungle calaisienne".

Et pleurer sur votre sort après avoir lu ce roman sera la dernière chose à laquelle vous penserez, je vous l'assure ...

Adam et Bastien seront deux personnages qui vous colleront à la peau, ils vous feront ressentir beaucoup d'émotions et parfois même vous donneront de grosses claques, mais n'ayez pas peur c'est aussi pour votre bien.

Je lis assez rarement en écoutant de la musique et là étonnamment deux chansons me sont revenues assez régulièrement en tête.

Il y a d'abord celle de Zazie "J'étais là". Autant vous dire que le livre et la musique font que vous aurez des frissons...de peur, d'angoisse et de colère... J'ai ressenti ces trois sentiments face à Olivier Norek, j'avais l'impression d'être à côté de lui et qu'il me disait "alors tu vois, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" ou encore "et toi tu choisirais quoi à leur place ? tu ferais quoi pour sauver ne serait-ce qu'une personne de cet enfer ?". Et Zazie qui en remettait une couche avec ses paroles notamment :

J’ai bien vu le sort que le Nord réserve au sud
Qui a compris le mépris !J’étais la pour compter les morts
J’étais la et je n’ai rien fait
Et je n’ai rien fait
J’étais-la pourtant
J’étais la et je n’ai rien fait

alors vous pensez bien que la remise en question était totale...et il me fallait trouver des idées pour ne pas laisser ce livre seul dans ma bibliothèque, il faut qu'il vive et qu'il serve surtout à éradiquer l'individualisme qui guette nos sociétés...

Et ensuite, j'ai aussi eu la chanson de Alain Souchon "C'est déjà ça" en tête et notamment ces paroles :
Oh, oh, oh, et je rêve
Que Soudan, mon pays, soudain, se soulève
Oh, oh,
Rêver, c'est déjà ça, c'est déjà ça.

Je ne sais pas à quoi rêve les populations qui émigrent sans savoir quel pourra être leur avenir, mais j'espère que parmi elles certaines personnes arrivent à garder espoir et pourquoi pas donner aussi une dynamique à ceux qui les entourent pour s'en sortir et continuer de croire en l'Humain pour avancer. Toutes les personnes qu'ils croiseront ne sont pas des égoïstes...

Je pense que beaucoup d'autres chansons pourraient compléter l'oeuvre d'Olivier Norek et cela me laisse à penser que si nous continuons à semer les graines que les artistes mettent devant nos yeux alors l'humanité ne pourra que gagner... Les artistes sont là pour mettre en avant et porter la parole d'une population, ce que des personnes "seules" ne peuvent faire. Alors agissons, prenons le train en route !

Ce livre coup de poing n'est, je pense, pas un thriller. Un "roman type thriller" voudrait dire qu'on arrête un coupable et que le livre se termine et qu'on passe à une autre lecture. Or ici, le livre n'est que le début d'une nouvelle action... le coupable court encore et je suis sur que vous aurez un temps de réflexion avant d'ouvrir un autre livre !

Ce livre "Entre deux mondes" est pour moi le meilleur d'Olivier Norek. (les autres sont excellents aussi mais celui-ci frappe encore plus dans mon quotidien de simple citoyenne)

Meilleur dans le sens où l'auteur s'est rendu sur le lieu du récit pour vivre de l'intérieur le quotidien et ressentir ce que Adam et Bastien nous transmettent.

Meilleur car il ne juge pas, il constate et en face chacun le prend comme il l'entend.

Meilleur car il est riche d'humanité et d'amour quand même.

Meilleur car l'être humain qui est derrière cette plume est bienveillant, sensible...




Quelques infos sur l'auteur
(juste au cas où certain(e)s se pose encore la question : mais qui est Olivier Norek ?)


Nationalité : France
Né(e) à : Toulouse , le 02/08/1975
Biographie :
  Olivier Norek est un écrivain et scénariste français.
 Il est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche de la Sous-Direction de la Police Judiciaire (SDPJ) en Seine Saint-Denis (93).
 Il travaille d'abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d'un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l'approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l'ex-Yougoslavie (1994-1995).
 Il devient gardien de la paix à Aubervilliers, puis rejoint la PJ au service financier, puis au groupe de nuit chargé des braquages, homicides et agressions.
 Après avoir réussi le concours de lieutenant, il choisit Bobigny au sein du SDPJ 93, à la section enquêtes et recherches (agressions sexuelles, enlèvement avec demande de rançon, cambriolage impliquant un coffre-fort…).
Il écrit quelques textes et participe en 2011 à un concours de nouvelles. Il décide de se mettre en disponibilité pour écrire son premier roman "Code 93" (2013), un polar réaliste qui nous plonge dans le quotidien des policiers en Seine-Saint-Denis.
 "Territoires" (2014), présenté en exclusivité à l’occasion du 6ème Festival International des Littératures Policières de Toulouse Polars du Sud, est la suite de "Code 93".
Son 3ème livre, qui met en scène le capitaine Coste, "Surtensions", paraît en 2016. Il obtient le prix du polar européen du magazine Le Point.
 Il a travaillé à l’écriture de la sixième saison d’Engrenages.

Les droits de ses romans sont déjà acquis en vue d’être portés à la télévision pour y être déclinés en série.

(source : babelio)


lundi 6 novembre 2017

Avant tout se poser les bonnes questions




Détails :

Auteur : Ginevra Lamberti
Nombre de pages : 192
Editions : Le serpent à plumes
Genre : Contemporain


Résumé :
Gaia est Gaia. Gaia habite une sublime vallée italienne où les vieilles femmes persécutent les limaces. Puis Gaia rejoint Venise où les petits chefs des centres d’appels persécutent les étudiantes en langues rares dans son genre. Gaia a un père facétieux quoique fragile. Gaia a une mère patiente mais pas que. Gaia aime les chats et vit en colocation. Gaia n’est peut-être pas hypocondriaque mais est certaine plusieurs fois par semaine d’être victime d’un infarctus, notamment. En somme, Gaia c’est toi ou si ce n’est toi c’est donc ton frère, ta sœur, ta fille ou ta voisine, cette personne humaine magnifique, drôle et d’une énergie rare, cette délicieuse joie.



Mon avis :
Les rentrées littéraires se suivent et se ressemblent. Enfin, au niveau du nombre d'ouvrages publiés surtout. Car dans cet exercice fou qui consiste à sortir du lot finalement, certains ouvrages remplissent la fonction de "vilain petit canard".

Oui c'est comme ça que je surnommerai ce roman, court mais un peu fou-fou !

Il dérange forcément son lectorat car il appuie sur des sujets qui sont des quasi tabous : la précarité de l'emploi (comment ça mademoiselle, ça n'existe pas voyons...si les jeunes n'y arrivent pas c'est qu'ils ne veulent tout simplement pas bosser), les relations pro (comment ça mademoiselle je n'ai pas le droit d'user et abuser de mon pouvoir hiérarchique pour vous en faire voir un peu de toutes les couleurs ?...), les relations familiales inexistantes (comment ça mademoiselle, vos parents ne vous ont pas donnés d'amour ?), et la parano / hyocondriatique (comment ça mademoiselle, vous pensez faire un infarctus à 30 ans...vous êtes complètement parano !)

Ce roman m'a dérangée... je remplis quelques critères que l'auteure nous présente et forcément le livre a fait effet de miroir parfois...

Par contre autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas du tout accroché avec la famille de notre héroïne...je crois que le fait qu'elle nomme ses parents "géniteur et génitrice" a tout de suite brisé un lien entre eux et moi...

Mais à côté de cette famille, j'ai trouvé plutôt sympa les moments au travail, j'ai rigolé avec les infarctus. Attention pas de moquerie ! Juste que ça me fait sourire d'imaginer aller aux urgences minimum 1 fois par semaine vu le contexte actuel (soit dit en passant si je ramène le temps attendu aux urgences à ma vitesse de lecture je pense que ma PAL pourrait fondre comme neige au soleil mais ce n'est pas le sujet !).


Ce roman est comme la vitamine C qu'on prend en plein hiver pour affronter les saletés de microbes qui traînent : une bouffée d'oxygène. C'est un livre pour lequel je pensais ne pas accrocher énormément mais il reste un bon souvenir de lecture et une jolie découverte d'auteure parmi les auteurs "plus" connus de la rentrée littéraire.

Je trouve vraiment que ma génération a quelque chose de magique, de singulier...les auteurs sortent des sentiers battus pour nous offrir de nouvelles perspectives sans se soucier tellement si tout le monde suivra et j'adore ça !


Quelques infos sur l'auteur




Nationalité : Italie
Né(e) : 1985

          Ginevra Lamberti est une auteure italienne. Après des études littéraires, elle vit à Venise où elle exerce quelques activités alimentaires.


Source : http://www.edizioninottetempo.it

jeudi 2 novembre 2017

Et soudain, la liberté


Détails :

Auteur : Evelyne Pisier / Caroline Laurent
Nombre de pages : 441
Editions : Les Escales
Genre : Contemporain


Résumé :
Evelyne Pisier voulait raconter l'histoire de sa mère, et à travers elle, la sienne. Une histoire fascinante couvrant soixante ans de vie politique, de combats, d'amour et de drames - le portrait d'une certaine France aussi, celle des colonies et de la contestation, du patriarcat et du féminisme. Nous étions d'accord : il fallait en faire un roman.
Un roman qui, de l'Indochine en guerre à la Nouvelle-Calédonie des années cinquante, de la révolution cubaine à mai 68, conte les destinées de deux femmes éprises de liberté. Deux héroïnes modernes et indépendantes, révélées à elles-mêmes par le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir.
Tout aurait pu s'arrêter un jeudi de février, à la mort d'Evelyne. Elle avait tissé la trame du livre. Il restait à le mettre en forme.
J'étais son éditrice. Son amie. Elle m'avait confié ses rêves et ses souvenirs.
J'ai terminé le livre.
C.L.



Mon avis :
Comment écrire un avis sur un livre qui fait déjà l'unanimité et qui finalement n'a pas tellement besoin de mon avis pour convaincre les lecteurs de le lire ?




Pourtant j'ai rarement eu si envie de décrire ce que j'ai pu ressentir en lisant ce livre. J'ai aimé découvrir Evelyne Pisier, je ne la connaissais pas du tout. Et surtout j'ai aimé lire les mots posés par elle et Caroline Laurent. Une amitié hors du commun me semble t'il, une amitié qu'on ne vit pas tous les jours, aussi fugace soit-elle ?


L'amitié a t'elle d'ailleurs un temps défini avant d'être décrite comme forte et puissante ? Je n'en suis pas sur et ce livre m'apporte la preuve que j'ai raison.


Caroline Laurent espérait certainement vivre plus longtemps aux côtés d'Evelyne pour justement vivre encore plus intensément leur relation. Mais dans le récit on voit rapidement que Evelyne savait, devinait l'avenir. Elle savait qu'il était temps de se livrer pour laisser une trace. Et son choix pour Caroline a donc été une évidence.

Deux femmes, deux générations, un même combat ?


Lisez ce livre comme un hymne à l'amitié, l'amour, la combativité aussi et le respect également.


Evelyne dévoile cette femme qui l'a élevée, éduquée, protégée pour qu'elle puisse s'épanouir et vivre à sa place dans la société. Comme à chaque fois, la relation mère-fille n'est jamais parfaite, simplement elle aura laissé à Evelyne la possibilité de faire ses choix.


Le récit évolue au fil de la grande Histoire et j'ai perçu les difficultés d'être une femme à différentes époques, la bataille est commencée depuis longtemps en fait. La femme a toujours eu une place à part dans les sociétés mais chaque fois il faut en faire la preuve...


Les armes au fil du temps diffèrent et Caroline l'exprime divinement bien dans le récit. Elle intercale les moments de force de Evelyne avec ses moments de faiblesse que seuls certains connaîtront.


Ce roman est écrit avec beaucoup de finesse, il y est question du féminisme mais pas celui qu'on expose et qui se voit partout, plutôt celui, intime qui fait naître des convictions et nous fait agir. C'est peut-être pour cela que les relations mères-filles sont si particulières. L'envie que la société change se transmet certainement dans nos échanges, dans notre approche de l'éducation à donner aux enfants mais pour cela il ne faut pas être seule !


C'est aussi ce que j'ai ressenti de la relation entre Evelyne et Caroline. Une transmission différente d'une relation familiale mais qui porte tout autant des valeurs fortes. J'ai trouvé le récit d'une profondeur touchante et percutante. L'objectif de gagner cette liberté tant espérée est sous-jacent à chaque page et le fait que Caroline soit celle qui écrit lui donne encore plus de poids. Elle représente la jeunesse et cette nouvelle génération qui apporte sa (grande) pierre à l'édifice. Le monde dans lequel nous vivons est voué à changer, rien n'est jamais figé.


Ce livre est un coup de cœur pour moi car il représente ce que j'aime dans l'idée du féminisme, il est solide, il est fort et en même temps il émane de ces pages une tendresse infinie entre les deux auteures, un sentiment que rien ne pourra les séparer, même pas la mort puisque Caroline a les clés de l'univers d'Evelyne !


Un livre que je vous conseille vivement de lire !



mardi 31 octobre 2017

Le courage qu'il faut aux rivières




Détails :

Auteur : Emmanuelle Favier
Nombre de pages : 216
Editions : Albin Michel
Genre : Contemporain


Résumé :


Elles ont fait le serment de renoncer à leur condition de femme. En contrepartie, elles ont acquis les droits que la tradition réserve depuis toujours aux hommes : travailler, posséder, décider. Manushe est l'une de ces « vierges jurées » : dans le village des Balkans où elle vit, elle est respectée par toute la communauté. Mais l'arrivée d'Adrian, un être au passé énigmatique et au regard fascinant, va brutalement la rappeler à sa féminité et au péril du désir.
Baignant dans un climat aussi concret que poétique, ce premier roman envoûtant et singulier d'Emmanuelle Favier a la force du mythe et l'impalpable ambiguïté du réel.



Mon avis :

Si vous souhaitez partir à l'aventure dans un pays méconnu, une culture atypique et avoir l'excuse de vous pelotonner dans votre plaid avec un bon café bien chaud pour vous réchauffer (il fait froid dans les Balkans), suivez-moi !

Manushe va vous faire découvrir ce pour quoi elle pense être sur Terre : devenir une vierge jurée. Nous allons ainsi la suivre dans son parcours de vie et pour ma part j'ai découvert bien plus qu'une histoire. J'ai appris à connaître ce qui pouvait pousser une femme à vouloir renoncer à ce qu'elle est pour vivre "tranquille". Mais c'est sans compter l'arrivée inopinée d'un homme, Adrian.
L'histoire va donc en deuxième partie laisser plus de place à ce nouvel arrivant au village, chacun essayant de savoir qui il est, d'où il vient. Et puis Adrian rencontrera Manushe...à partir de là, je laisse libre court à votre imagination ! Le livre vaut le détour !

Je ne pensais pas forcément trouver ce livre à mon goût. Les Balkans me paraissent loin et je ne connaissais pas du tout leur culture. Je suis donc entrée à pas de loup dans cet univers. Et j'ai été conquise. Je trouve que Emmanuelle Favier a une très belle écriture, on ne se sent pas pris au piège de descriptions interminables, l'espace un peu hors du temps qui est construit autour de Manushe et Adrian est riche et intense en émotions. Les autres personnages sont importants dans le récit mais leur psychologie n'est pas ce qui nous intéresse le plus. La complexité de ce lien qui unit Manushe et Adrian m'a attiré comme un aimant...je voulais comprendre absolument !

La sensation d'être entourée de grandes plaines blanches et de ressentir comme un apaisement lorsque Manushe rentre chez elle, est régulièrement présente au cours de ma lecture. J'ai pris plaisir à me retrouver autour de Manushe et Adrian même si tout n'est pas rose dans leur pays. L'auteure ne nous fait pas croire qu'il s'agit d'un conte de fée mais bien d'une réalité à laquelle il faut ajouter un soupçon de fantaisie pour comprendre le titre et surtout les personnages.

Je n'ai voulu retenir surtout que le message fort de l'amour dans ce récit. Bien que de durs événements se passent, je crois que je suis restée sensible aux sentiments nobles et purs qui alimentent nos héros pour se construire. En essayant de me mettre à leur place j'ai ressenti beaucoup d'empathie pour eux.

C'est un premier roman qui ne vous laissera pas indifférent, il participe à l'idée que nous avons de la chance en tant que femmes dans un pays contemporain mais que cette chance doit se cultiver pour ne jamais faner. C'est l'hommage que l'on pourrait rendre à ces femmes-jurées !

Vous pouvez le lire si vous souhaitez partir hors de nos frontières et regarder le monde tel qu'il a été et ce qu'il en advient !

Je remercie Dominique d'avoir pu me permettre d'en parler dans le cadre du club des explorateurs du site Lecteurs.com et de l'avoir découvert en même temps que Emmanuelle. Ce roman faisait aussi partie de la sélection des 68 premières fois.










mercredi 25 octobre 2017

Mademoiselle, à la folie !






Détails :

Auteur : Pascale Lécosse
Nombre de pages : 125
Editions : de la Martinière
Genre : Contemporain


Résumé :
Catherine danse au sommet de sa vie. Fantasque et admirée, elle a embrassé les acteurs les plus séduisants, joué dans les plus grands films. Elle aime les autres éperdument et distraitement. Jean, son amant éternel, ministre dûment marié. Mina, son assistante, sa confidente, sa meilleure amie. Mina qui ne lui passe rien, Mina qui lui permet tout. Pourtant, un jour, les coupes de champagne à onze heures du matin, les coups de tête irrésistibles : même Catherine n’y comprend plus rien. Tout va trop vite, tout s’embrouille. Mina fera tout pour protéger Catherine de la maladie qui ne dit pas son nom. Car Mademoiselle veut jouer son rôle jusqu’au bout. Un peu, beaucoup, à la folie.






Mon avis :
Ce livre fait partie de la sélection de septembre 2017 des 68 premières fois.
Une couverture très sobre qui ne laisse pas tellement présager de ce qui nous attend.
Nous rencontrons Catherine, qui est en pleine gloire, reconnue, adulée en public mais qui une fois la porte refermée cache un secret.

Ce secret, je l'ai vite compris au détour de certaines phrases même si l'auteur garde le "suspens" et ne prononce jamais clairement ce qui se trame.

Le roman pourrait avoir un goût de déjà-vu puisque le sujet en lui-même n'est pas nouveau depuis quelques années mais l'auteur y a glissé une touche tout à fait personnelle je trouve qui donne une sorte de fantaisie à l'histoire.

Ce qui nous est raconté n'est pas drôle en soi mais Pascale Lécosse a un style presque optimiste pour ce mal des temps modernes.

C'est un livre qu'on ne veut peut-être pas lire quand on a été confronté au problème que rencontre l'héroïne mais il donne tout de même une leçon de vie. IL FAUT PROFITER de chaque instant et faire de chaque jour une fête, demain pourrait ne jamais exister !

Au début j'ai eu du mal à m'imprégner de cet univers qui forme comme un huis-clos, je ne comprenais pas ce qui animait ce trio (Catherine, Mina et Jean) à vouloir plus fort que tout cacher ce qui se passait. Et puis au fur et à mesure de ma lecture, l'horizon s'éclaircissait pour moi. J'ai pris le temps de faire connaissance avec Catherine et Mina pour trouver ce qui les reliait, ce qui faisait de leur relation un "quasi-couple", une amitié forte et singulière.

C'est aussi une lecture mitigée pour cette saison des 68 car j'ai trouvé le sujet plutôt bien traité, une écriture agréable mais je crois que j'ai laissé mes sentiments au-dessus du livre plutôt que les intégrer à l'histoire.



lundi 23 octobre 2017

Imago






Détails :

Auteur : Cyril Dion
Nombre de pages : 215
Editions : Actes Sud
Genre : Contemporain


Résumé :
Parce que son frère s'apprête à commettre en France l'irréparable, Nadr le pacifiste, franchit les tunnels, passe en Égypte, débarque à Marseille puis suit la trace de Khalil jusqu'à Paris. Se révolter, s'interposer : deux manières d'affronter le même obstacle, se libérer de tout enfermement, accéder à soi-même, entrer en résilience contre le sentiment d'immobilité, d'incarcération, d'irrémédiable injustice.
Sous le couvert de fiction, ce premier roman est celui d'un homme engagé pour un autre monde, une autre société - un engagement qui passe ici par l'imaginaire pour approcher encore d'avantage l'une des tragédies les plus durables du XXe siècle.



Mon avis :
C'est un premier roman qui fait partie de la sélection des "68 premières fois" pour la saison de septembre 2017.


Le sujet est délicat, dur et nous laisse présager une lecture percutante. Il est question de quatre personnages qui ont des destins totalement différents mais qui seront reliés par un infime fil. A la lecture de l'ouvrage, nous verrons si ce fil sera rompu ou non.


On comprend relativement vite ce qui se trame entre les deux frères qui vivent le conflit israélo-palestinien de plein fouet.
Comprenant mal le conflit qui oppose ces pays, je suis curieuse de le découvrir au travers d'un roman et celui-ci est particulièrement intéressant puisqu'il ne nous embarque pas dans des descriptions longues et embrouillantes.


Ce premier roman peut paraître déroutant au départ puisqu'il faut s'imprégner de l'histoire, des personnages et ne pas forcément chercher à se faire un avis tout de suite.


L'auteur nous dit clairement qu'il est compliqué de poser un avis tranché sur le conflit. Je suis d'accord avec lui car nous sommes loin de maîtriser tous les tenants et aboutissants.

Par contre, dans ce roman je n'ai pas réussi à m'identifier ou m'attacher plus particulièrement à un personnage. C'est dommage car le récit est vraiment bien écrit et se lit vite mais en fait aucun n'est resté figé dans ma mémoire, ils vivent tous des moments compliqués mais j'ai eu la sensation de rester en surface, de ne pas avoir pu creuser et aller plus loin dans leurs sentiments.

On ne peut rien faire non plus contre le constat qui est posé dans cet ouvrage et c'est peut-être ce qui fait que ma lecture est totalement mitigée. Je n'arrive pas à déterminer si cet ouvrage m'a plu car il porte tout de même un message fort et percutant mais malheureusement j'ai aussi eu la sensation d'être impuissante à mon niveau et ça m'a énervée en fait... Et après réflexion, je me suis dit que l'auteur avait peut-être voulu créer, donner ces sensations aux lecteurs pour que les yeux s'ouvrent, que les oreilles entendent, que les bras bougent et que le nez ressente un parfum de renouveau...(mais seul l'auteur pourrait m'éclairer sur cet éventuel objectif).

Il m'a fallu aussi mettre des mots sur cette couverture et ce titre surtout. IMAGO, ce n'est pas anodin...il y a la notion de changement, de maturité aussi. En découvrant que l'auteur avait une formation en réflexologie plantaire j'ai mieux compris ce rapport au corps. Il faut être connecté et comprendre son être pour pouvoir avancer et essayer de rentrer dans l'univers de l'Autre.

Et attention, le livre est structuré, argumenté, intéressant. C'est simplement mon ressenti de citoyenne qui a pris le dessus. La qualité de l'ouvrage est au rendez-vous donc ne vous laissez pas intimider et lisez-le, nous pourrons en parler ensuite avec plaisir !


Quelques infos sur l'auteur



Cyril Dion, a une formation d'art dramatique et de médecine naturelle (réflexologie plantaire). Après une carrière de comédien, il s'est reconverti dans l'humanitaire. Il a été coordinateur de projet et directeur éditorial à la Fondation Hommes de Parole pendant quatre ans. Il s'est occupé en même temps d'un congrès israélo-palestinien en Suisse, du Premier et du Deuxième Congrès Mondial des Imans et Rabbins pour la Paix à Bruxelles et à Séville.
Il est directeur depuis 2007, de l'ONG Colibris-Mouvement pour la Terre et L'Humanisme (Coopérer pour changer) qui a initié entre 2009 et 2010 en France, plus de 200 projets. Ce mouvement fondé par Pierre Rabhi en 2006 est une plateforme de rencontre ou d'échange pour tous ceux qui veulent agir pour une société plus juste en développant des solutions alternatives.
Cet homme engagé, défend inlassablement la planète. En 2010, il a co-produit avec Colibris le film de Coline Serreau "Solutions locales pour un désordre global". En 2011, il a créé avec Actes Sud la collection "Domaine du Possible" pour laquelle il est conseiller éditorial. Il a par ailleurs le directeur de la rédaction du magazine Kaizen.

Il est également auteur et co-réalisateur avec Mélanie Laurent du film documentaire "Demain", sorti au cinéma le 2 décembre 201510 ainsi que deux livres éponymes parus aux éditions Actes Sud. "Demain" a remporté plusieurs prix dont le César du meilleur film documentaire en 2016 et a rencontré un large succès en salles avec plus d'un million d'entrées en France et une diffusion dans près de 30 pays.


mardi 17 octobre 2017

Happy Birthday Les Cholecteurs !

Vendredi 13 octobre 2017 avait lieu notre nocturne spéciale "2 ans des Cholecteurs".
Et nous avons pu bénéficié de l'appui de la librairie "Le passage culturel" pour fêter comme il se doit cet événement.




Je tiens à remercier Sophie et Charlène de nous avoir accueillis comme des rois ! La librairie fermée au public et nous à l'intérieur, le rêve...

Pour cet anniversaire, 3 auteurs étaient présents pour partager avec nous leurs aventures.
 


Nous avons d'abord fait connaissance avec Gilles Chambiron, auteur local, qui nous a expliqué son parcours, son expérience et ses souhaits pour l'avenir. Il a écrit deux romans que vous pouvez trouver sur le site lulu.com notamment. Ce sont des polars situés dans notre région, Andrezé, Jallais... et Gilles nous expliquait que son deuxième roman plaît peut-être plus que le premier car il l'a travaillé différemment et a su apprendre de sa première production (Un mouchoir pour seul témoin).
Nous espérons qu'il reviendra nous voir lors de la publication de son prochain roman !


Laure Manel était aussi présente lors de cette soirée. Elle suit le groupe depuis ses débuts et nous avons donc vu sa carrière évoluer de l'auto-édition vers l'édition chez Michel Lafon en mai 2017. L'occasion pour Laure de revenir un peu sur cette nouvelle aventure et notamment sur les salons qu'elle a pu faire, son retour d'expérience avec sa maison d'édition, des petites infos en exclu, etc ... 




Et puis, Sandra Martineau nous a fait l'honneur également d'être là. Elle était venue lors d'une précédente rencontre et notre groupe lui a plu je crois ;)
C'est donc avec plaisir que nous avons pu échanger autour de ses romans, des anecdotes de salons littéraires, de l'inspiration pour l'écriture de ses romans.


Je les remercie chaleureusement, chacun, d'avoir pris le temps de venir à notre rencontre et de partager avec nous cette jolie passion de la lecture. Ils ont un parcours totalement différent et c'est ce qui fait notre richesse dans le groupe, la soif d'apprendre est toujours là !



Je remercie aussi les membres présents (et ceux qui l'étaient par la pensée ;) ) à cette soirée pour fêter nos deux ans !



Chaque rencontre s'enrichit des précédentes et de nos partages sur le groupe Facebook, c'est une expérience très enrichissante.

En créant le groupe, sur une impulsion, (chose assez rare chez moi), je ne mesurais pas les retombées...

Depuis deux ans, ma pile à lire (PAL pour les intimes) n'a cessé d'augmenter, mes emprunts aussi mais surtout j'ai appris à connaître des personnes formidables.

Lire et écrire mes avis sont des activités pour lesquelles je ne prends pas de risque...au pire personne me lira et si le livre me plaît pas je le referme...mais organiser ces évènements plusieurs fois par an relève du défi personnel pour moi. Un défi qui me plaît et que j'ai envie de continuer si vous le voulez bien avec notamment la création d'une association pour officialiser notre groupe et pouvoir proposer encore plus de surprises ! (je vous en reparlerai en temps voulu)

A très bientôt donc !

Je vous laisse découvrir les achats de certains membres, dont nous ne dévoileront pas l'identité pour cause de secret défense (tout le monde n'est pas forcément prêt à assumer en public l'augmentation de sa PAL ;) )








Pour continuer et terminer cette soirée de manière conviviale nous avions prévu un apéritif dinatoîre et Cyril nous a amené un gâteau spécial Cholecteurs (très bon aussi), un grand merci !











Pour nous contacter :
Mail : harrysetviolaine@hotmail.fr
Groupe Facebook : Groupe lecture "Les Cholecteurs"











lundi 16 octobre 2017

Juste quelqu'un de bien




Détails :

Auteur : Angéla Morelli
Nombre de pages : 331
Editions : Harlequin
Genre : Romance contemporaine


Résumé :
À trente-quatre ans, Bérénice n’a plus aucune certitude. Tout ce qu’elle croyait savoir sur la vie a pris l’eau, elle multiplie les amants, mais ne tombe jamais amoureuse et, cerise sur le gâteau, voilà qu’elle n’arrive plus à écrire une ligne, alors que l’écriture est sa raison d’être. Heureusement, elle peut compter sur les trois femmes de sa vie : sa mère et sa grand-mère, avec qui elle partage une jolie maison cachée au cœur de Paris, et Juliette, son amie d’enfance.
Mais ça ne suffit plus.
Bérénice n’a donc plus le choix. Elle doit enfin affronter les questions qu’elle a toujours refusé de se poser et accepter de faire une place… aux hommes de sa vie. En commençant par son père, dont elle ne sait rien, et par Aurélien, un homme surgi du passé, qu’elle vient de croiser et qui ne l’a pas reconnue.

Dans ce roman lumineux et réjouissant traversé par une galerie de personnages attachants, Angéla Morelli brosse le portrait tendre d’une femme de son temps, qui, en cherchant à comprendre ce qui l’unit vraiment à ceux qu’elle aime, parviendra peut-être à devenir juste quelqu’un de bien.



Mon avis :
Mes lectures se suivent et ne se ressemblent pas !

C'est ainsi que j'ai découvert Angéla Morelli et sa pétillante héroïne, en la personne de Bérénice. D'ailleurs, détail très intéressant, je me rappelle de son prénom même après ma lecture. C'est très bon signe car j'ai beaucoup de mal avec les prénoms d'habitude. Mais "Bérénice" n'est pas un prénom commun, très bon point pour l'auteure niveau originalité.


Ensuite nous entrons dans la vie de cette jeune femme, qui cherche désespérément l'amour. En apparence, non mais derrière la carapace oui !

Bérénice va nous faire découvrir sa famille et ses amis également. Famille qui a le mérite d'être solidaire et prête à tout pour aider la jeune femme mais également sa meilleure amie, Juliette. On pourrait penser un instant que cette dernière a du mal à parler d'autre chose que couche et biberon mais cela ne dure pas. Et nous rencontrons aussi Aurélien, l'homme qui fera basculer les choses, pas toujours comme nous l'imaginons. Il m'a fait sourire avec son amnésie d'ailleurs.

La cause absolue de tout ce petit monde c'est "comment aider Bérénice à trouver enfin l'amour et ne pas prendre peur en le voyant arriver ?"

Et notre souhait est de savoir si la réponse sera OUI. Pour ça je vous laisse aller lire ce roman pétillant, dynamique, attachant, optimiste et ainsi vous faire votre opinion.

C'est une lecture qui a eu un effet reposant pour moi. Je sortais d'une lecture au thème assez dur et il me fallait un ouvrage capable de m'emmener à 10 000 lieues. BINGO !

Il s'agit d'une romance, personne n'a été dupe puisque c'est ainsi que la présentation en est faite. Mais j'ai trouvé aussi que les personnages n'avaient pas que l'amour à la bouche...la quête d'identité, la reconstruction de soi, l'envie d'avancer et les valeurs telles que l'amitié, l'entraide sont très présentes.

J'ai aimé cette lecture qui donne le sourire !
J'espère qu'il en sera de même pour vous ...

Quelques infos sur l'auteur



Parisienne d’adoption, Angéla Morelli a gardé de son enfance dans le Sud-Ouest un accent joyeux et le goût des histoires qui font rêver et qui stimulent l’imaginaire. Après des études de lettres et un passage dans l’Éducation Nationale, elle décide de se consacrer à plein temps à l’écriture.  Page de l'auteur sur le site Harlequin